Press

France : Artist Up

Publication mai 2015

Publication avec interview dans le magazine d'Art Contemporain Artist Up (Mai 2015)

Dépassant le regard superficiel et fuyant de la société, Pierre Leblanc met en scène des images à la fois poignantes, drôles et théâtrales - faisant réagir tout en déstabilisant le spectateur.
Dans ses scénettes aux ambiances recherchées et élaborées, le photographe perfectionne l’esthétisme de l’image pas seulement pour séduire, mais incontestablement pour transmettre des signes, des messages de « tendresse et de solidarité ».
Selon ses propres mots : « L’art n’a pas pour vocation unique de distraire, au sens de l’amusement, mais il peut aussi distraire en contraignant à détourner le regard de ce à quoi il s’est accoutumé et nous amener quelques fois par le rire vers ce qu’il n’ose plus questionner ».
La photographie est pour Pierre Leblanc un moyen de parler de ces « maux » que la société n’accepte pas de voir.
C’est une histoire humaine qu’il raconte au travers son art. Une réflexion qu’il souhaite partager, pour réintroduire le plaisir des actions quotidiennes.
Toujours à la recherche de nouveaux lieux, Pierre Leblanc laisse libre cours à sa créativité. Ses séries « Le banc » et « Intérieurs » font et feront encore parler d’elles et du talent de leur créateur… !

USA : The Eye Of Photography

Publication avril 2015

Publication de la série "Intérieurs" dans L'Oeil de la Photographie USA :

"Insides"

A sharp look on a cracked up society.

If the expression « to be driving » often means that we are “master on board”, having control on our lives, I show here that it’s not always the case. As in the backyard of a mansion or the backstage of a theater, I propose through this series a point of view on what escapes most of the time to our eyes. Who has never dreamed of being invisible to be able to see forbidden scenes?

Cars cockpits are the set I use to depict our deepest states. Stopping the time in this private space, “Insides” reveals us as behind closed doors, the intimacy of drivers and their possible passengers, either it is made out of nice, absurd or horror. New, second-hand, rented or stolen, the car- as a mirror-carries us as the body is the vehicle of our souls.

This systematic artwork delivers us human being in all its states.

Fasten your seatbelts and safe journey…(Audrey Pasquet)

Artworks: "Intérieurs"

Belgique : Denys-Louis Colaux

Publication mars 2015

(...) Dans l’édification de sa comédie humaine, Leblanc culmine dans la conciliation cohérente des dimensions sociale et artistique. Cet équilibre est assez rare pour être désigné. Plus qu’un moraliste, Leblanc est un esthète inspiré qui invente le pamphlet visuel. Il éreinte et adresse des signes de solidarité, des messages de tendresse, il porte par l’image, d'une façon brutale et incisive, des idées nobles, il n’hésite pas à parsemer ses déclarations visuelles de bombes insolites et drôles et sur la scène de son objectif, tout le théâtre humain se joue, du sordide au drôle, en passant par l’ignoble ou le poignant. Tout advient dans des lieux confinés : un banc dans un petit square, une automobile ... Ces microcosmes (ces foyers, lieux ardents de l'âtre humain) sont non point des réductions du monde mais des métonymies : tout s'y joue, tout y a lieu du grand barnum humain, splendeurs et misères. Tout, avec une acuité, une efficace foudroyante, y est dit de l'être : le monstre, l'ange déchu, l'animal, la viande, la chair, le vertébré froid, l'affreux, le sale, le méchant, le guignol, le frisson, l'émouvant, le paumé, le bouleversant. L'oeuvre consiste aussi en une intransigeante radiographie de l'espèce. Elle est également exhaussée d'icônes bouleversantes, profondes, remuantes. Tout opère ici dans l'intense, dans l'ardent. La série des fauteuils habités (fauteuils roulants et leurs occupants), pour l'exemple, comporte des merveilles, des spécimens inhabituels et irrésistibles de la beauté humaine.

La série des confrontations et des rapprochements (deux photographies en étage, série intitulée Histoires abîmées) crée de nouvelles formes d'électricité visuelle, des désorientations, des torsions, des malaises, des troubles, des désirs interprétatifs, une envie de légender, de dire, de réagir et de se positionner. Le pouvoir déclenchant de ce système est d'une redoutable efficacité.

Magnifique découverte. Bienvenue dans l’univers de Pierre Leblanc : tensions, querelles, mélancolies, crises de nerfs, solitude, fièvres, désarrois, fuites, drames intimes, désespérances, merveilles, violences conjugales, déserts relationnels, hantises, passions clandestines, absurde quotidien, délires. Bienvenue chez vous. Bienvenue au sein d'une oeuvre qui remue, qui examine, qui aime et qui poursuit l'être jusque dans ses impasses. Voilà une oeuvre que je regarde comme originale, considérable et dérangeante, une oeuvre qui ne fait pas l'économie de l'insoutenable, une oeuvre que je considère indispensable et bienfaisante. Cet humanisme impitoyable m'est d'un grand secours. Tombé sur une terrible merveille, j'ai à cœur d'assurer un relais, j'ai à cœur de participer à son essor et à son rayonnement. (...)

Artworks: "Intérieurs"

Chine : Qidye

Publication août 2014

Publication en Chine dans Qidye Magazine.

"Insides"

A sharp look on a cracked up society.

If the expression « to be driving » often means that we are “master on board”, having control on our lives, I show here that it’s not always the case. As in the backyard of a mansion or the backstage of a theater, I propose through this series a point of view on what escapes most of the time to our eyes. Who has never dreamed of being invisible to be able to see forbidden scenes?

Cars cockpits are the set I use to depict our deepest states. Stopping the time in this private space, “Insides” reveals us as behind closed doors, the intimacy of drivers and their possible passengers, either it is made out of nice, absurd or horror. New, second-hand, rented or stolen, the car- as a mirror-carries us as the body is the vehicle of our souls.

This systematic artwork delivers us human being in all its states.

Fasten your seatbelts and safe journey…

- Audrey Pasquet

Artworks: "Intérieurs"

USA : The Eye of photography

Publication février 2014

This was our editors’ pick of the week. The fantastic, maniac creativity of Pierre Leblanc’s series Le Banc (The Bench) was particularly impressive.

The bench

In the construction of his human comedy, Pierre Leblanc culminates in the coherent conciliation of social and artistic dimensions. This balance is pretty rare to be indicated. More than a moralist, Pierre is an inspired aesthete who invents the visual pamphlet. He exhausts and sends signs of solidarity, messages of tenderness, he carries by the picture, in a brutal and incisive way, noble ideas, he does not hesitate to intersperse its visual declarations of unusual and funny bombs and on the stage of its objective, all the human theatre is played, sordid to funny, vile to poignant.

Everything is played out, everything takes place in the great human barnum, splendour and misery. Everything, with an acuteness, a devastating efficiency, is said about the being: the monster, the fallen angel, the animal, the meat, the flesh, the cold vertebrate, the ugly, the soiled, the malicious, the puppet, the shiver, the emotional, the misfit, the overwhelming… Work also consists of uncompromising radiography of humankind.

The purpose here is not (only) to entice but to impact, rattle, destabilize, fluster, affect. The aim is to perforate the membrane of shifty and superficial look. Its photographs are occasions of duels, or embraces, confrontations or complicities, pictures which generate tensions, reactions, which take out the viewer of this kind of floating placidity which characterizes too often the look of the cultural tourist…

- Denys-Louis Colaux

Artworks: "Le banc"